Une pupille noire, entourée de blanc.
Le visage fatigué, braqué sur un lieutenant.
L'ordre sera donné dans quelques instants.
Deuxième assaut de la journée et Marcel attend.
Il a placé au bout de son fusil une baillonnette
pour lutter contre une mitraillette de calibre 12.7.
Près de sa tranchée, placé à 20 ou 30 mètres,
la guerre des bouchers, nous sommes en 1917.
Tant de journée qu'il est là ! A voir tomber des âmes.
Tant de journées déjà passées sur le chemin des dames.
Marcel sent que la fin a sonné.
Au fond de sa tranchée, ses mains se sont mises à trembler.
L'odeur de la mort se fait sentir,
il n'y aura pas de corps à corps,
il sent qu'il va bientôt mourir.
Comment un homme peut-il accepter d'aller au combat ?
Et quand il sent au fond de lui qu'il ne reviendra pas.
L'homme est-il un animal ?
Comme à cette époque le mal est déjà caporal.
La main du lieutenant doucement vers le ciel s'est levée...
La suite ? l'avenir est un long passé.
L'avenir est un long passé